allo
13/07/2013
CONGRÈS de MTC des 09/10 février 2013 RENNES
<< avant de commencer à parler des troncs, branches, du ciel et de la terre , ne serait il pas intéressant , dès le début de cette réunion, de définir l'acupuncture et la médecine chinoise traditionnelle ? Pourriez vous chacun votre tour nous donner votre définition de votre pratique de l'acupuncture telle que vous la concevez et l'exercer au quotidien.>>
La MEDECINE CHINOISE est un ARBRE dont les RACINES se nomment CONNAISSANCE, le TRONC, DIAGNOSTIC, et les BRANCHES, THERAPEUTIQUES. 
Cet arbre naquit parmi d’autres,  il y a quelques vingt-cinq siècles, dans la forêt médicale de la civilisation humaine.  Imothep, Qi Bo, Hippocrate, puis Galien, Rhazès, Avicenne… Tout autour de la terre, chacun planta, puis cultiva le sien, au nom différent. Mais les fruits étaient les mêmes, tous issus du ciel et de la terre.   En Occident, cet arbre, jugé trop vieux et atteint d’une maladie microbienne, fut un jour déraciné, et remplacé par celui que planta un certain Joseph Pasteur. Les chinois, vivant dans un vaste jardin refermé sur lui-même, surent conserver le leur intact jusqu’au siècle dernier, époque où les tremblements d’une révolution culturelle ébranlèrent ses racines les plus profondes, et où l’occident entreprit de découper ses branches une à une. Aujourd’hui, cet arbre est toujours debout, mais sa souche d’origine s’est enfouie sous l’humus des siècles, tandis que le marcottage de ses branches sur de nouvelles terres et son exposition à de nouvelles sciences ont commencé à lui faire donner de nouveaux fruits. Des fruits qui ressemblent parfois à nos programmes de télévision modernes : plus variés, mais pas toujours meilleurs.  Ainsi va la vie, au fil du temps qui passe et des changements qu’il induit. Mais les racines de cet arbre, dont la sève contient la mémoire des siècles, sont toujours là. Et même si l’on se livre, aujourd’hui et demain, à de multiples expériences sur les branches de cet arbre, ce sont ses racines, communes à toutes les ethnomédecines du globe, qu’il faudra toujours veiller à protéger. Tel est, en tout cas, mon engagement.  Le choix du cèdre, à la fois comme sigle et symbole de notre école, n’est pas le fait du hasard. Transmettre la tradition médicale chinoise, c’est transmettre ce tout : racines, tronc, branches. Car seul l’arbre dans son entier peut perdurer et donner des fruits. 
Patrick Shan
 
L’art de percevoir l’équilibre de la personne dans le temps et l’espace, de favoriser son expansion de présence et de santé, en conscience et connaissance des lois naturelles “chinoises” ....... 
Ma pratique, être présent..., connecté aux lois..., agir non agir...
Laurent Portier 
 
Quand j’ai commencé à la pratiquer en 1970, j’avais une conception (induite par mes relations avec mon grand oncle vietnamien acupuncteur) qui se résumait à cette définition : « Acupuncture, art  thérapeutique très ancien, non iatrogène qui permet de traiter, sans produits chimiques, des pathologies récalcitrantes aux différentes propositions de la médecine considérée comme savante. » 
Aujourd’hui après plus de 40 années de pratique, de nombreux séjours à l’étranger notamment en Chine et de compilation de résultats sur des dizaines de milliers de patients traités, elle se résume à ceci : « Acupuncture, expérience de connaissances léguées aux hommes par une civilisation dont le point de départ se perd dans la nuit des temps, dont le code d’utilisation n’est toujours pas intégralement retrouvé et qui, outre de contenir dans ses lois des formules thérapeutiques, est pourvu d’un enseignement prévisionnel qui, comme notre GPS moderne, nous permet d’orienter notre conduite dans la vie : c’est là une de ses plus grandes vertus, laquelle peut s’appliquer à tous les actes de notre vie »
Gilles Lérisson. 
 
Pour moi je parlerais d'abord de l'acupuncture telle que je l'ai découverte en 1978. Installé en médecine générale depuis 6 ans des patients nombreux me posaient question: ils prenaient froid et le lendemain avaient un rhume qui leur tombait sur les bronches; ou bien un changement de temps dans l'humidité ou le vent déclenchait des rhumatismes .....Mes études universitaires ne m'avaient pas préparé à cela. Ce sont mes études en médecine chinoise qui m'ont permis de comprendre les pathologies de l'homme dans son environnement.
Désormais pour moi la médecine chinoise me permet de voir l'homme dans tout son environnement: climat, saisons, travail, psychisme, alimentation....
Et ma pratique avec l'apport considérable du qigong est un plus pour rendre la personne acteur de sa santé.
Bref la médecine chinoise permet à la personne de se prendre en charge en totalité.
André Rousseau
 
« L’hôte et l’invité », voilà comment je pourrais résumer l’acupuncture.
L’hôte étant l’être humain avec ses équilibres/déséquilibres énergétiques internes.  L’invité étant les énergies extérieures (ciel et terre) interagissant avec l’Etre Humain.  Cela ressemble fort aux Bazi. 
« La pratique de l’acupuncture consiste à tenter d’apporter au patient un mieux-être en lui permettant de vivre en harmonie avec la nature et notamment avec les saisons. »
Laura Lègue
 
Si l'homme vit entre ciel et terre et reçoit les énergies du ciel et de la terre il est constitué intrinsèquement de ces énergies qui le font vivre. 
Les lois ancestrales des Méthodes traditionnelles des chinois intègrent ces connaissances ainsi que celles des rythmes du ciel et de la terre. 
L'acupuncture traditionnelle chinoise est une pratique qui ne s'intéresse qu'à la qualité. Une tranche de ciel agissante à un moment donné est un élément : il s'exprime par une couleur, une saveur, etc... à une saison, dans une direction. Des qualités qui permettent d'assurer le bon fonctionnement physiologique, psychologique, artistique, ontologique de la moindre cellule constitutive de notre corps.  Tout vibre et vibre en harmonie entre ciel et terre. 
La pratique des aiguilles a pour finalité de participer harmonieusement et respectueusement et à cette harmonie et à ces vibrations. L'harmonie est le secret du Yin.Yang, les vibrations celui du calendrier chinois dans ses différentes présentations. 
Les troncs célestes branches terrestres en sont le reflet et les emblèmes. 
Ce qui a permit aux chinois d'écrire : " l'idéal de la médecine est sans médecine". 
Gérard Timon 
 
Si nous sommes émerveillés par la Médecine chinoise et principalement par l’acupuncture
C’est que nous avons perdu dans ce monde occidentale le vrai contact avec les lois de la nature. Nous avons perdu la place de l’Homme au sein des rythmes et des éléments,  nous avons perdu la place de l’Homme. L’art acupunctural n’a rien de magique, c’est une science, une mathématique qui replace constamment l’Homme dans son espace temps. Elle nous fait comprendre l’être humain au-delà des apparences, nous fait toucher du doigt l’impermanence et ses processus mutagènes, l’interdépendance de toutes choses.
L’approche acupuncturale nous met sur le chemin des plans de conscience de l’unité
Claude Simmler
.........
 
En demandant à d'autres praticiens des Méthodes Traditionnelles Chinoises de santé : 
Lʼacupuncture est lʼapplication dʼun système de pensée universel qui lui est bien antérieur, celui de la notion que lʼHomme sʼinscrit dans lʼUnivers entre Ciel et Terre, entre deux forces le Yang et le Yin et quʼil procède, pour sa survie, de lʼharmonie saisonnière entre ces deux énergies que, de son vivant, il doit maîtriser. Mais, cʼest plus un préambule quʼune définition. Cependant, il me paraît indispensable de commencer par là. Lʼacupuncture est la mise en relation de lʼexterne ( émetteur) par lʼintermédiaire dʼun médiateur, ( lʼaiguille ) avec lʼinterne (récepteur). 
Mais, lʼaiguille ne reste quʼun instrument sans la main du “pontifex” qui va transmettre lʼintention, sans résistance, pour rétablir lʼéquilibre énergétique entre lʼinterne et son milieu à un moment T. Pour cela, je rappellerai la parole du Père LARRE citant le Huai nan zi “ Wei wu wei “ littéralement :  Agir ne pas agir ou Faire rien faire. Ce que lʼon trouve dans les livres scolaires dʼhistoire au chapitre des Rois Fainéants, que lʼon sʼest empressé de traduire par Rois paresseux. 
Bernard Avel. 
 
Venue du fond des âges la médecine chinoise s'affranchir de la seule prise en considération du corps physique pour prendre en compte le corps subtile qui le sous tendent.  Corriger les déséquilibres ou les dysfonctionnements de ce dernier pour empêcher qu'ils ne s'inscrivent sur le corps physique permet de prévenir l'apparition ou de guérir les maux et les maladies les plus divers.
Pour la première fois depuis des millénaires l'occasion est ainsi offerte à l'occident de compléter sa médecine essentiellement curative, invasive et tellement onéreuse par une médecine réellement préventive, au faible coût et totalement respectueuse de l'humain dans toute sa complexité.
Pierre Mougel. 
 
Médecine holistique de l'homme. Totalement intégré dans son incarnation:
CIEL -HOMME -TERRE.  Agissant à un moment déterminé.
C'est une médecine du NATUREL
Catherine Potet.
 
Dans la relation Homme Terre l'acupuncture est une méthode de régulation énergétique ECOLOGIQUE.
Dans la relation Homme Ciel, elle est ésotérique et spirituelle.
Dans la relation aux ancêtres elle est archétypale.
Dans la relation à la globalité de l'homme, elle est symbolique.
Bref il se peut qu'elle soit à maintenir, poursuivre et développer encore et encore
Bernard Letombe. 
 
Arrivé dans notre discipline en 1973, je n’ai jamais connu, tant oralement, par quelques “ grandes figures “, que par les livres édités, que le terme de Acupuncture, parfois spécifiant, dans l’esprit de toute l’Europe, ce que l’on citait pour être “ la Médecine Chinoise “ depuis les années 1920.
Avec Charles Laville Méry, nous avons décidé, en 1976, de créer le terme “ d’Acupuncture Traditionnelle “ pour la différencier “ de l’aiguillo thérapie " ou " acupuncture symptomatique "fondée sur la Médecine occidentale et dont les Praticiens usurpaient le titre d’Acupuncteurs, au sens de la Tradition médicale Chinoise.  
Dès 1980, Mr Vinaï, le 1er, apportait en France la notion de MTC avec son école, “ l’IMTC ; il fut le seul et unique à user de ce label, parfaitement louable, jusqu’à l’apparition, en France, d’une profusion d’écoles apparues entre 1995 et 1997 et qui, aujourd’hui, veut imposer ce label comme étant le seul et unique valable pour définir la MTC dont les représentants veulent purement et simplement éliminer de l’horizon médical les vrais Praticiens, et leurs écoles (heureusement il en reste une grande poignée en France) de l’AT en les reléguant au rang de dinosaures qui doivent disparaitre au profit, largement édulcoré, d’une dite acupuncture incluse dans la MTC.
Or, l’AT se fonde sur des Textes millénaires incontournables (SO, LT, mais, aussi Chou king, Nan King ....) lesquels ne parlent pas d’autres méthodes de soins que l’Acupuncture, mais, parfois, ne faisant que les citer comme l’usage des tisanes, mais, certainement pas de phytothérapie et, encore moins, des massages ou d’ostéopathie comme certains l’affirment.
Or, la MTC actuelle veut englober l’acupuncture (restreinte à sa plus petite expression, comme l’aiguillo thérapie) les massages (Tui Na en omettant allègrement 5 autres méthodes), eux mêmes parfaitement connues des Kinésithérapeutes, la phytothérapie et la pharmacopée (or, tout traitement Traditionnel est personnalisé et aucun produit ne peut être fabriqué à l’identique pour des millions de personnes).
Les Chinois et ces écoles Françaises font ce qu’ils veulent, mais comment peut-on prétendre former des étudiants en, à peine, 600h à des méthodes qui regrouperaient celles des Médecins, Kinésithérapeutes, Naturopathes, Infirmiers, voire, Sage Femmes.
L’AT, peut, parfois, avoir recours à ces autres méthodes et à leurs Praticiens spécialisés et compétents, mais, elle reste le tronc principal et fondamental de la Médecine Chinoise et non de la dite MTC.
Les Praticiens de l’AT sont tolérant et admettent l’évolution vers la MTC mais, ils veulent se battre contre le rejet systématique des représentants de la MTC qui veulent les détruire.
Thierry Bollet
 
L'acupuncture est l'art de rétablir, au niveau de la peau, soit avec une aiguille, de la chaleur ( moxas), des ventouses, ou par le massage chinois ( tuina) une relation énergétique défensive harmonieuse entre le milieu interne qu'elle protège et les influences externes.
Le rôle de l'acupuncteur est de connaître les signes d'alerte d'un dysfonctionnement qui s'installe dans le réseau des méridiens en relation avec les fonctions internes. Le bilan des investigations systémiques permettra de construire un protocole de soins appropriés, selon des lois rigoureuses établies et transmises par la tradition de la Chine antique.
Bernard Avel 

Je tiens à te remercier en mon nom et en celui du CERETTO pour ce délicieux congrès que tu as brillamment organisé, sur un sujet qui n'est pas simple à aborder mais que tes intervenants et toi avez su mettre à notre portée.


 
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